Bibliothèque responsable, une démarche en construction

/ Congrès 2022 à AUDENCIA, Nantes

/ Le programme complet /

© Frédéric SÉNARD

  • L’impact écologique du numérique par Guillaume Pitron, journaliste et documentariste, auteur de L’Enfer numérique – Voyage au bout d’un like
    Support de présentation
    • L’aventure de ce livre a duré 2 ans et a mobilisé 10 collaborateurs sur 4 continents
    • Le numérique est aussi bénéfique (télétravail, outils, collaborations, etc.) > image renforcée sensoriellement par un “bel objet” le tel portable.
    • cop26 : “on ne peut pas faire de transition écolo sans l’IA” (lobby des télécoms) mais the Shift Project dit l’inverse (think tank positionné dans ses intérêts à l’inverse) mais qui a la réponse ? 
    • IT for green, oui, mais le green IT existe-t-il ? 
    • toujours plus de ressources dans nos devices : 1960 tel 10 éléments > 2021, 54 éléments (ex : Indium > tactiles). 1 outil > des dizaines d’outils mais dans une matérialité de plus en plus petite > il faut des métaux spéciaux pour permettre cette miniaturisation > coût environnemental de plus en plus élevé. Tous les métaux ne se recyclent pas tous ou pas tous aussi bien. On s’améliore mais très lentement.
    • Le MIPS (Wuppertal Institut) – l’effet papillon = veste (400gr au final) mais eau pour arroser les champs de coton, essence pour le transport, électricité (construction, gestion, etc.). c’est ce qu’on appelle le sac à dos écologique. Ex : téléphone (150g téléphone > 1200gr), une puce 2gr = 16 000gr
    • dématérialisation n’est pas nouvelle : argent, lettre de change, ligne de code (banque) = “dématérialiser, c’est matérialiser autrement”
    • voyage de la donnée = application > présentation > Session > transport > réseau > liaison > physique. Câbles atlantiques (200 000m/s) A/R constants et aussi via des datacenters. 110 terrains de football (plus grand du monde, au sud de PEKIN), autre exemple, ASHBURN (aux États-Unis). Internet a donc une matérialité physique et sensorielle (son, goût, toucher, etc.). moitié de l’électricité des datacenter est utilisée pour refroidir les serveurs. Mix énergétiques de ce datacenter = charbon, c.-à-d. boum boum les montagnes dans les Appalaches. Maintenant solution pour diminuer la conso > Datacenter dans l’eau ou dans le froid (cercle polaire) en plus, la Scandinavie a un mixénergétique beaucoup plus vertueux qu’ailleurs.
    • environ 4gr d’équivalent CO2/mail sans pièce-jointe = à l’échelle d’une orga, cela peut être énorme.
    • 1 liseuse = 23 livres-180 livres en CO2
    • Steve Case > livre : “the third wave” en 2017. 1ère vague : connexion des ordinateurs (Internet), 2ème vague : réseaux sociaux (les hommes), 3ème vague : les objects, les hommes ? (puces)
    • câbles internet (une grande partie est possédée par des entreprises et/ou des GAFA) > problématiques géopolitiques avec des péages et des pressions possibles. Passage par le cercle arctique/antarctique pour contourner les pb géopolitiques. Gestion de la latence est primordiale et stratégique.
    • wifi meilleur que la 5G, car il dépense 23 fois moins d’énergie.
    • s’interroger sur les récits derrière la technologie, ses évolutions, les usages qui y sont liés. santé mentale, démocratie, développement durable
    • ROBLOX
    • M. Pitron est surtout invité par les entreprises (stratégique, notamment poste à coût important par salarié), peu par les politiques, la France se questionne beaucoup.
    • tendance : frictionless infrastructure, infrastructure intouchable et donc inattaquable. ex : datacenter dans les eaux internationales, câbles en antarctiques, etc.
  • Ecologeek : atelier de sensibilisation au numérique responsable par Jérémy Savey, documentaliste au Knowledge Lab de l’Essec
    • Prise de conscience = passer d’un numérique instinctif à un numérique conscient et réfléchi qui dépassent les idées reçues
      • “sobriété numérique” – augmentation du nombre de mentions presse (titre) mais notion galvaudée et markétée
      • numérique n’est pas aujourd’hui un levier privilégié de la transition écologique
      • 1kg de CO2 = 12j d’ampoule basse consommation en continu
      • La consommation de papier n’a pas baissé, mais sa croissance a réduit.
      • Effet rebond – possible d’améliorer l’efficience, mais les usages augmentent en parallèle. ex : data center 15-20% de l’efficience, mais consommation augmente de 30%
      • “solutionnisme” : le numérique résout tous les problèmes (silicon valley) mais du coup, on ne s’attaque aux causes réelles. > métaux rares (ressources non renouvelables)
      • numérique (3,8%) > plus polluant que le transport aérien (2,5%) > véhicules légers, (11%). On ne s’en rend pas compte car le coût cognitif est faible (on ne se rend pas compte de nos usages réels).
    • Merchandising – nouvelles collections technologiques est continue (toutes les saisons)
    • équipements – ordinateurs, téléphones portables, disques durs externes, écrans, écouteurs bluetooth, montres connectées, boxe internet (allumer en permanence ?) – consomme autant qu’un réfrigérateur > le pire concerne les écrans.
    • impact – consommation d’énergie primaire, eau, CO2, consommation d’électrique = trois fois la consommation de la France > augmentation de 7% tous les ans.
    • poste qui pollue le plus c’est la fabrication > utilisation assez peu > donc il faut moins acheter, plus réparer, etc.
    • organismes/stakeholders en FRANCE > Green IT, ADEME? ARCEP, SHIFT PROJECT, CIGREF
    • réponse législative : loi AGEC – 2020 et loi REEN – 2021 > depuis janvier 2022 – empreinte de notre consommation de données et d’énergie sur les factures
    • icônes/indices de réparabilité > note sur 10 (doc technique, pièces détachables, accès aux pièces détachées, envoie et coût des pièces détachées, qualité de l’assistance du fournisseur) – problème : cet indice de réparabilité est construit par le fournisseur…> indicedereparabilité.fr (pour un achat conscient avec le détail des critères)
    • passer de 2 à 4 ans d’usage d’un device améliore de 50% votre bilan environnemental. > durée de vie d’un neuf ou reconditioné = la même
    • privilégier les équipements éco-labellisé
    • réparation plutôt que remplacement, dont le doityourself > IFIXIT.com, SOSav.com, Commentreparer.com, repair café (les pièces détachées sont achetables et est au cœur de leur business model
    • limiter l’usage du cloud et stocker en local quand c’est possible > éviter les doublons
    • poids d’une recherche web, selon l’ADEME 9,9kg CO2 par internaute et par an
    • greenpeace > google a le meilleur mix énergétique des moteurs de recherche > 56% d’éolien et d’énergies verte.
    • psychologie David Niels > the collector, the hoarder by instruction, the anxious hoarder the accidental hoarder
    • streaming (si pas nécessaire, éviter l’hd et la 5G, par exemple écouter une musique sur YOUTUBE)
    • apple > 1 iphone X = 79kg de CO2 (de la création à la destruction, 583x le poids du portable), 4 tours du monde
    • portable > acheter durable, seconde main, sobriété des applis, évaluer votre activité, réduire les notifications et l’utilisation de la 5G, désactiver les fonctions GPS, WIFI, BLUETOOTH, SMS>service messagerie
    • ADEME 2020 : en moyenne, le télétravail a un meilleur impact environnemental que sur le lieu de travail.
    • mesure et évaluation est encore en construction dans le monde et européenne, en France on est un peu en avance (Green IT, ADEME, etc.)
    • visioconférence dépense plus > audioconférence > outils textuels & smartphone > ordinateur)
    • marge de manœuvre personnel réduite, mais nécessaire, il faut donc aussi faire pression sur les fabricants, etc. par nos usages.
    • carbonalyser, chrome (mesure l’impact environnemental de ma navigation
    • note environnementale des sites web > greenIT analysis
    • minimal : extension épurée du web & marvelous suspender, extension pour désactiver l’utilisation continue des onglets quand on n’est pas dessus.
    • effectuer un suivi de la consommation des étudiants ou du staff
    • il faut aussi informer nos DSI (pas toujours au fait de tous les détails)
    • atelier inscrit dans la stratégie de l’école.
  • Les enjeux du management inclusif dans nos organisations : le rôle du/de la manage par Christine Naschberger, enseignante-chercheuse à Audencia, experte en diversité et inclusion
    Support de présentation

    • Spectre : diversity of people, perspectives (tout le monde est invité à la fête) + equity in policy, practice & position (tout le monde a les mêmes règles d’accès et de règle) + inclusion via power, voice & organizational culturel (tout le monde est invité à danser)
    • E-U
      • courant théorique vient des E-U dans les années 60 > equal employment opportunity (EEO)
      • années 70, “affirmative action” > égalité des chances
    • en France, 
      • 2006 égalité des chances
      • aujourd’hui terme de “l’inclusion” émerge dans la société et dans les entreprises. > 70% des entreprises mettent en place des choses (baromètre grand Thorton – Women in Business, 2022
    • 1 salarié sur 2 a peur d’être le sujet de discrimination 
    • motifs (âge, physique, genre, ethnique, géographique)
    • 86% des actifs veulent que les entreprises se mettent sur cette voie.
    • peur du quota / en réalité les femmes et handicapés sont aussi bien, voire mieux formées à poste égal. Ils ne sont pas placés parce qu’ils sont handicapés ou femmes
    • Théories
      • Théorie de la justice sociale (John Rawls). Principe de réparation pour compenser les inégalités sociales. Solidarité collective en plus de l’égalité des droits > ex : de la caisse d’assurance maladie
      • Question éthique : utilitarisme (Jeremy Bentham) décision éthique = plus grand bien pour le plus grand nombre de personnes
      • Éthique de la vertu (Aristote & Elizabeth Anscombe, 1958) = être une bonne personne est plus important que les règles et les conséquences, pour la réalisation de soi.
      • Éthique kantienne (faire de bonnes choses et notre devoir Quelles que soient les conséquences même si chaque action p-e bonne ou mauvaise en soi (comme le mensonge)
    • non discrimination > diversité = conformité aux lois > prévenir les risques de perte de réputation > engagement RSE > Optimiser la GRH 
    • leadership inclusif (Bourke et Titus, 2019) : curiosité, intelligence culturelle, collaboration, engagement, courage, connaissance de nos propres biais
    • 7 règles d’or d’un manager inclusif (ANDRH) : 
      • objectiver les décisions managériales
      • offrir un quotidien de travail pleinement inclusif
      • éviter les projections et les suppositions (préjugé)
      • être ambassadeur
      • se former
      • ouvert d’esprit
      • climat de bienveillance
    • sécurité psychologique (Amy Edmonson, 2021) malheureusement dégradation pendant la pandémie > solutions : transparence, humilité, communiquer, importance du collectif, exprimer ses doutes > mesurer la sécurité pyschologique
    • bien-être en entreprise = rétention des talents
    • bien-être, qualité de vie au travail, référent handicap, égalité femme-homme > bonheur.
    • Biais cognitif
      • effet dunning-kruger (effet de surconfiance)
      • biais de favoritisme intragroupe (ceux qui nous ressemblent)
      • biais de conformisme
      • biais de confirmation
      • croyance en un monde juste (et que les gens méritent ce qu’il leur arrive)
    • empathie > très important
    • intelligence émotionnelle (Daniel Coleman)
      • conscience de soi, maitrise de soi, motivation, empathie, aptitudes sociales
      • avant command and control > aujourd’hui listen and coach 
    • leadership conscient : échelle = de la survie > service, des besoins personnels > besoins communs.
  • La bibliothèque inclusive : accueillir tous les publics » par Samia Khelifi, responsable de la médiation avec les publics à Sciences Po Paris
    Support de présentation
    • Loi 11 février 2005 > handicap : équité et égalité
    • Mission handicap (porté par la direction)
    • Agrément niveau 1 (Ministère de la Culture): Exception de droit d’auteur. Modification/reproduction du texte pour qu’il soit accessible aux situations de handicap. Transposition en audio par exemple (étudiants vacataires) – sans contrepartie financière
    • installation matérielle pendant les cours et en dehors pour les situations de handicap
    • communications et dispositifs numériques adaptés
    • accompagnement sur mesure et confidentialité.
    • accompagnement de sciences po carrière / mobilité internationale
    • actions de sensibilisation (formations aux vacataires) pour en faire des ambassadeurs.
    • actions pour les personnes en situation de handicap profitent très souvent aux autres (meilleure signalétique, meilleurs mobiliers)
    • attentions aux handicaps invisibles
    • quoi adapter ? : 
      • bâtiment (RG2A – obligatoire)
      • mobilier
      • parc informatique
      • accueil physique sur place et à distance
      • collections
      • pages web
      • ressources numériques
      • communication
      • signalétique
  • Quelle formation auprès de nos publics par Estelle Prusker, enseignante-chercheuse à Audencia, spécialiste des médias
    • Mediacampus – espace totem et physique pour les acteurs de l’information et la communication (dont les entreprises) > écosystème (chercheurs, enseignants, étudiants, agences, écoles, collectivités, entreprises, start-up, experts indépendants, médias, asso pro)
    • enjeux autour de la production, diffusion, monétisation des contenus
    • plan stratégique 2025 : “catalyseur d’une démarche responsable à l’égard de l’information”
      • étudiants > posture éthique, nouveaux cours, conférence inspirante, passeport étudiant.
      • salariés, citoyens, alumni > mieux informer, plus simplement > regard critique (fake news)
      • entreprises, organisations > parfaire maitrise de l’info et créer des formations et outils ad hoc.
    • réalisations audencia
      • cours électif “l’information du dirigeant, maîtrise et valorisation”
      • module “Information responsable”
      • formation en interne > staff
      • travail avec le think tank La villa numéris > fake news
      • étapes de formations
        • savoir rechercher, sélectionner, évaluer, hiérarchiser
        • savoir qualifier les sources : fiabilité, pertinence, posture des médias
        • savoir identifier et neutraliser les fausses informations
        • se préparer à gérer les complotistes et une défiance vis-à-vis des médias traditionnels
        • fresque de l’information de BeMyMedia
        • importance de s’adresser aux adultes !
        • quels médias appartiennent à quels groupes

Définition mondiale très récente : novembre 2021 (reco de l’Unesco)

    • multilinguisme, librement accessible, réutilisation, collaboration scientifique, lien à la société
    • pourquoi ? sciences trop décorrélées des défis de la population, de la planète
    • comment ? open access de la recherche, données ouvertes (de la recherche), ouverture vers la société (participative et bien commun), évaluation de la recherche
    • sustainable development goals UN
    • premières revues savantes en 1666
      • Le journal des savants
      • Philosophical Transactions of the Royal Society of London
      • basés sur les échanges épistolaires > a donné le peer-reviewing,, petit monde, petits cercles
    • Editeurs  XIX et 1ère moitié XX : 
      • gros morceaux Masson, Springer, Elsevier en Europe VS aux E-U et UK, presses universitaires
    • 1950-2000 “Big Science” gros moyens après-guerre = inflation de la production > pb économiques, années 70, nécessité d’évaluer la recherche (Impact Factor, scientométrie, core journals)
    • aujourd’hui 4 éditeurs détiennent 40% du marché de l’édition scientifique (marché inélastique très très rentable) 
    • 2000, révolution numérique > revues en libre accès très spécialisées commence à supplémenter les revues généralistes (diversification) mais aussi revues prédatrices, libre accès avec arxiv (1991), plos (public library of science, invention des APC car nécessité d’un nouveau modèle économique), HAL. La sciences continue de se concentrer et de se diversifier + modèle des APC, standardisation linguistique (anglais majoritaire). 
    • BOAI (2002), Déclaration de Berlin (2003) DORA (2012), Appel de Jussieu sur diversité de publication (2017)
    • bibliothèques
      • augmentation des coûts
      • dépôts > standardisation, HAL (2000 en FRANCE)
      • structures et portails > CCSD (HAL et OpenEdition), SciELO 
      • signature des décaraition par les institutions CNRS signe DORA > abandon du classement CNRS
    • Réponses politiques à ces mouvements 
      • Etats, UE, UNESCO, en France (PNSO (1er plan national pour la science ouverte, et CoSO en 2018, en 2022 – 2ème PNSO), 
    • Perspectives et Enjeux
      • lancement de Recherche Data Gouv
      • Evaluation de la recherche DORA signée par CNRS et le HCERES
      • soutien de l’édition en voix diamant (aucun frais pour les chercheurs et les lecteurs) & pépinières de revue
      • lever les freins (peur de plagiat (en réalité plus on ouvre moins on est plagié), passer de la science aboutie à la science in progress)
      • important de dire qu’il ne faut pas détruire les acteurs privés, mais simplement ne pas en être entièrement dépendants
    • Science ouverte permet de se reconnecter aux profs, de s’investir dans les archives institutionnelles et dans les éditeurs > formation, accompagnement, soutien à la publication. 
    • ouvrirlascience.fr / Mooc “La science ouverte” / science ouverte de couperin
    • les voies de l’open access : 
      • verte – dépôt dans une archive comme HAL
      • dorée – publication directement en OA avec modèle auteur-payeur (apc sous 2000$)
      • dorée hybride – publi tradi avec possibilité des APC
      • platine – publi directement en OA avec modèle lecteur-payeur (freemium, comme openedition)
      • S20 – subscribe to open
      • bronze – publication consultable après un embargo ou un accord national
      • diamant – publi directement en OA (modèle reposant sur les subventions ou prise en charge par des organismes à but non lucratif)
      • grise : réseaux académiques (ResearchDate, Academia)
      • noire : pirate (Sci-Hub, LibGen, etc.)
  • Ateliers : Management et services responsables : quels plans d’action ?
  • Atelier #NégoTraining, sur inscription Module gratuit à destination des femmes pour les sensibiliser aux inégalités professionnelles et leur donner les clés d’une négociation réussie, par la Chaire Impact Positif d’Audencia et initié par la Plateforme RSE de la métropole nantaise

« Bibliothèques et apprentissage : quelles synergies aujourd’hui et demain ? »

25-26 mars 2021

Introduction par Alice Guilhon, présidente du Chapitre des Ecoles de Management de la Conférence des Grandes Ecoles, Directrice générale de SKEMA Business School

Rappel sur la CGE:

La CGE ne figure pas dans le Code de l’Éducation. Elle concerne 240 écoles dont des universités et écoles de design.

Les écoles sont regroupées en chapitres et se donnent pour mission de développer l’enseignement, la recherche et de participer à la transformation sociétale. volonté de rester ouvert, de servir les étudiants français et internationaux.

Considérer le chapitre comme un satellite.Existe depuis une vingtaine d’années.

une commission pour partager les bonnes pratiques issues des du doyennat, de la faculté, de la recherche et des innovations pédagogiques. 2 réunions par an où se font ces retours. Libre choix aux écoles de s’emparer ou pas des retours.

Présence active auprès du Cabinet du Ministre

tous les 10 jours : sur thèmes de la crise, organisation des concours où s’échangent points de vues entre établissements publics ou privés. Bonne résistance des écoles françaises à la crise en comparaison des homologues du monde anglo-saxon.

Recherche de soutien auprès des autres ministères, ex Ministère Affaires étrangères.

Participation à des réseaux :  EFMD

constats :

l’enseignement supérieur dans le monde

La France sait utiliser les nouvelles technologies, modèle pédagogique qui sait se réinventer. A savoir  : 16000 institutions délivrant des masters en management dans le monde entier. afflux des étudiants chinois en Europe  …..

Evolution de la gouvernance des GE en France

Le secteur se modifie lentement : grosse inertie. 

Fonds d’investissement entre en jeu depuis une 10aine d’années. Enjeux économiques et financiers.

Grande préoccupation : les standards internationaux, coûteux.

positionnement dans le paysage français :

Missions : 

  • Former et accompagner les étudiants dans la vie professionnelle, 
  • intensifier les relations entreprises, 
  • se positionner comme institution ayant un rôle dans la société (il y a plus de 300 officines s’appelant GE en France), des diplômes non visés et non gradés, 
  • avoir un rôle dans la compétitivité des territoires (cf les business school impact factory), concilier intérêt particulier et intérêt général

Cerner les attentes des étudiants

Sensemaking

  1. trouver du sens dans ma vie : transition éco-environnementale, économie solidaire et sociale,…
  2. parcours à la carte et formation individualisée : besoins en fonction du background, du niveau familial.

 Faire matcher les désirs des jeunes et les besoins des entreprises.

  1. 43% des jeunes veulent améliorer des compétences transversales : IA, psycho, design….
  2. Penser à supprimer les amphis ? Concevoir une connaissance qui vient à nous, partager dans notre communauté
  3. Cerner les attentes des entreprises

Se préparer au digital (IA, code, deep learning), les étudiants  vont le faire. Ils impactent la vision, apportent ce que l’on ne connaît pas. 

Fin des universités internes (formation des salariés par des cours d’entreprise)

c’est la fin des certificats internes délivrés par les entreprises (Google, Microsoft)

Objectifs des grandes écoles => Fournir un mouton à cinq pattes aux entreprises : l’étudiant  sait coder, connaît les soft skills, possède  l’esprit critique, est digital et  pratique le knowledge analytics evaluation .

La formation professionnelle évolue : les écoles organisent l’enseignement hybride, et non pas du 100 % en ligne. 

les grandes écoles sont bien placées

Considérées comme des écoles privées par divers ministères participent à la renommée de la France, sont présentes dans les rankings, sont 6 à 7ème dans le top 10 devant les iae de Dauphine ou Aix Marseilles

statut juridique divers : ESPIC, EESC, SA … avec mission de contribuer à l’intérêt général général

système de différenciation : pédagogie innovante durant la crise, agilité, 1 à 3 million s dinvestissement pour faire évoluer les outils, cours hybrides

Que deviennent nos métiers ?

Méthodes en double boucle, apprendre à apprendre, comment construire, comment devenir acteur, auteur, rôle de l’IA.

SKEMA travaille sur l’IA avec un labo de 400 chercheurs de Montréal : outils, méthodes, contenus, chatbot. Accélération qui n’existe nulle part ailleurs

Est-ce la fin de l’international ?

SKEMA 120M investit dans un campus à Paris

Le rôle des bibliothèques dans ce monde-là est de permettre aux étudiants : 

  • de disposer d’un cadre bienveillant et protecteur pour faire leurs essais et erreurs
  • d’être challengés sans être jugés => bienveillance
  • d’être dans le silence, le repos

Les bibliothèques sont le prolongement de la maison, l’espace de protection et la bienveillance incarnée.


Conférence Cerveau, apprentissage et neuromythes par Isabelle Le Brun, Maître de conférences en neurosciences et enseignante-chercheuse à l’UGA – Université de Grenoble Alpes

Les neurosciences : de quoi parle-t-on ?

Au sens strict, il s’agit de l’étude du fonctionnement du système nerveux, de la molécule au comportement. Au sens large, ce concept recouvre souvent les neurosciences cognitives, la neuro-éducation, les neurosciences psycho-cognitives, les sciences de l’éducation.

 Attention au terme “neuro”, qui peut être employé de façon associée aux disciplines suivantes : biologie (neurobiologie), psychologie, économie, pédagogie, physiologie, anatomie,… et même au marketing, avec par exemple le “neuro-drink” (boisson) ! => il s’agit dans ce cas de “neurophilie” : un concept pseudo-scientifique, pour abuser son interlocuteur et faire vendre.

La démarche scientifique

Importance de reprendre les principes de la démarche scientifique pour valider une étude : un seul paramètre à la fois, une expérience répétée et modélisable, des résultats reproductibles, la complémentarité des techniques pour éviter les biais.

Importance de placer l’information sur une échelle de preuves (rumeur, anecdote, expertise, étude scientifique, consensus scientifique…)

Cerveau et apprentissage : qu’est-ce qu’un neuromythe ?

      Un neuromythe, est : une croyance fausse,  exprimé en langage “pseudo neuro-scientifique” (ex. la neurosagesse), résistant à l’information disponible (ex. “on ne génère plus de neurones à l’âge adulte”), prend sa sa source dans des résultats scientifiques trop simplifiés ou invalidés par la suite.

Les neuromythes sont composés de croyances figées, alors que les connaissances évoluent (ex. des styles d’apprentissage).

Quelques neuromythes :

          « Des intelligences multiples aux préférences d’apprentissage », par Gardner, qui faisait référence aux capacités (skills), et qui a été traduit en intelligences. Aucune étude ne montre que si nous apprenons dans notre style préféré, nous allons mieux apprendre.

 –          « 90% de ce que nous disons est du langage corporel » : à l’origine, cette affirmation concernait l’expression des émotions et des sentiments, non pas des faits et pensées.

 –          « Combien a-t-on de cerveaux », par Mc Lean : hypothèse du cerveau triunique (néocortex, limbique, reptilien) => ce modèle est désormais très controversé.

Info ou intox : 4 questions à se poser pour déconstruire un neuromythe

  La source est-elle de qualité (et la personne fait-elle autorité dans ce domaine-là) ?

– Quelle objectivité dans les propos (nécessité d’avoir au moins trois sources différentes) ?

– Position sur l’échelle des preuves : les preuves sont-elles crédibles ?

– Qu’en pensent les experts ?

Pour déconstruire un neuromythe : il est recommandé de proposer une autre façon de faire, une autre solution, afin de contourner la croyance. Placer par exemple les informations comme des retours d’expérience, et non pas comme des informations scientifiques, car il faut se séparer d’une croyance acquise (et cela peut générer des émotions).

Un neuromythe est souvent résistant à l’information disponible : il est alors nécessaire d’accompagner les étudiants à trier les informations, et de les aider à utiliser leur esprit critique.

Une référence intéressante : https://lecerveau.mcgill.ca/


Conférence Mémoire et mémorisation, entre étudiants et formateurs par Jean-Luc Berthier, Proviseur honoraire et ancien ingénieur de formation à l’ESENESR (IH2EF : Institut des hautes études de l’éducation et de la formation)

Site web : sciences-cognitives.fr / twitter : @BerthierBonfig2

Les modalités d’apprentissage sont-elles adaptées au fonctionnement du cerveau ?

Auparavant, on disait qu’enseigner était un art. On assiste au glissement vers une discipline plus scientifique.
On parle aujourd’hui de sciences de l’éducation et de sciences cognitives.

Association Apprendre et former avec les Sciences cognitives : 40-50 enseignants formateurs et expérimentateurs. Organisation en lien avec des labo de recherche qui s’appuie donc sur des recherches scientifiques en sciences cognitives. Ses membres se composent aussi de responsables pédagogiques, secrétaires ministériels, etc.

L’esprit critique est fondamental (voir rapport récent de Pasquinelli et Bronner) pour faire face à un monde où prolifèrent des informations parfois douteuses, notamment sur internet et sur les réseaux sociaux.

Les neurosciences cognitives (son association s’inscrit dans la neuroéducation et la psychologie cognitive)

Pourquoi assiste-t-on aujourd’hui à un décloisonnement entre le monde scientifique et le terrain, la pédagogie ?

Définitions

Sciences cognitives : intégration-utilisation-transmission des infos 

Neurosciences, c’est l’études du système nerveux : neuro-imagement, biologie

Comment le cerveau perçoit, traite, retient, oublie une information ? Comment évolue le cerveau et comment on apprend ? 

Contexte :

L’asso reçoit 2-3 demandes d’interventions, de formations ou d’interviews par jour

Rapprochement entre science cognitive et pédagogie ?

Olivier Houdé – travaux sur l’innovation (Laboratoire de Psychologie du Développement et de l’Éducation de l’enfant) à la Sorbonne. La recherche a besoin du terrain pour faire des recherches, notamment via l’asso.
Du côté des professeurs, on a besoin d’une validation scientifique des pédagogies. De fait, tout ce que l’asso produit est validé par des scientifiques.

Jean-Philippe Lachaux (directeur de recherche à l’Inserm, au sein du Centre de recherche en neurosciences de Lyon) a publié Le cerveau attentif : contrôle, maîtrise et lâcher-prise chez O.Jacob.

L’asso a en outre créé une Plateforme sur la mémoire. Des recherches-actions y sont menées. Combien de fois faut-il répéter une information pour qu’elle soit retenue ? Avec des enfants de 8-15 ans ?

ex : Joëlle Proust, spécialiste de la métacognition. Quel est le positionnement de l’apprenant par rapport à sa représentation d’apprenant ? mon contexte me bride-t-il ?, Est-ce ce que j’apprends est trop facile ou trop difficile ?
Autre champs : la Métacompréhension

Modification des postures de l’enseignant :

L’enseignement est-il moins transmissif ? Moins en face à face global vers des logiques de groupe. Ilot d’apprentissage (avec des apprenants homogène ou hétérogène). Montrer à ses élèves que l’enseignant est aussi en phase d’apprentissage tout en restant crédible. Il doit le reconnaître.

Il n’est plus concevable d’ignorer comment le cerveau fonctionne. 

perception (zones sensorielles) 

apprendre c’est reconfigurer, synchroniser les liens, l’information

En premier l’information arrive par les zones sensorielles, et la mémoire perceptive. On reconnaît certaines choses. On hiérarchise les informations.

Signaux physiques (photons + ondes sonores) transformés en signaux neuronaux = c’est l’encodage.

Le concept d’attention est important. Le système scolaire ne se penche pas assez sur cette question ? Pourquoi ne le fait-il pas ?

La magie de la concentration de Jean-Philippe Lachaux chez O. Jacob. 

La concentration c’est un triptyque : 

  • À quoi je fais attention ? 
  • Comment fais-je attention ? Il faut une intention pour avoir une attention
  • Pourquoi fais-tu attention ?

Cible attentionnelle (concurrence entre le global et le local)

Il faut gérer les gestions des distracteurs : chose qui s’apprend. C’est un enjeu surtout dans un monde de notification.

Cerveau 

Système 1, les automatismes : on en a beaucoup. Activités motrices notamment à faible coût cognitif. Apprendre c’est notamment acquérir des automatismes. Plus un élèves acquiert d’automatismes 

Système 2, l’inhibition / Daniel Kahneman

Système 3 : rationnel

Modèle mental : informations qu’on réunit autour d’un objet (le modèle mental du chat)

Maîtrise de l’attention (ajustement de la cible)

capacités d’inhibition (pour pouvoir de la pensée et équilibrer la part des automatisme et la part de la réflexion)

Traitement : 

  • mémoire de travail (elle est limitée dans son traitement simultané) : limitation de la surcharge cognitive. beaucoup de choses à revoir, notamment les manuels scolaires et les exercices qu’on demande aux élèves.
  • compréhension : identifier des éléments et leur liens dans le système, relier à des éléments extérieurs et lever les implicites. La compréhension n’est pas forcément liée à la mémoire. Comment s’intriquent les processus de compréhension et de la mémoire. Très important à décrypter pour améliorer le système pédagogique
  • Fonctions cognitives
  • Liens avec les mémoires

Les mémoires : des dizaines de mémoires regroupables en mémoire :

  • Sémantique (savoir déclarable) 
  • Perceptive (liées aux sens), 
  • épisodique (souvenirs), 
  • procédurales (automatismes)

Mémoire de travail :

Comprendre. On ne peux pas comprendre sans savoir

Compréhension vers la mémorisations

Règles de la mémorisations :
1 – Les reprises 

L’oubli est important. Il existe aujourd’hui des algorithmes de l’oubli et de la consolidation de la mémoire. C’est de mieux en mieux connu.

La courbe d’Ebbinghaus. Il faut faire des rappels sinon en 6 mois on n’a retenu que 10% du message. Au bout de 4-5 reprises/ an, la rétention est très bonne 90% du message

2 – Le Questionnement 

outil statistique inné (cerveau prédictif) : question>hypothèses>réponses/feedback ou erreur de prédiction
Le feedback est très lié à la mémoire. Le travail sur l’erreur est primordial > travailler sur l’erreur, faire des îlots de correction.
On apprends avec des tests 

3 – compréhension

4 – liens de transfert. Un bébé a besoin de 4 chats pour en reconnaître 1. Une IA, des millions

Mets-toi ça dans la tête – livre

enseignants du supérieur : priorité de changer les méthodes d’enseignement chez les universitaires. Car beaucoup d’indigence.
Plus l’enfant est jeune, plus la connaissance de l’apprentissage est mieux connue.

 


 

Atelier Bibliothèques des Business Schools en 2030 : projetons-nous ? Animé par Anne Méner, responsable de la Médiathèque d’Audencia, et Sophie Magnanou, Directrice du Knowledge-Lab de l’Essec

Le dispositif :

Formation de 4 équipes de 7 personnes. 2 équipes reçoivent un scénario catastrophe annonçant la fin des bibliothèques et les 2 autres équipes se voient remettre un scénario positif annonçant l’apogée des bibliothèques.

Chaque équipe doit répondre à la question “comment en est-on arrivé là”.

A l’issue d’une heure de réflexion par équipe, on regroupe les 2 équipes au scénario positif d’une part et les deux équipes au scénario négatif d’autre part avec pour mission de proposer une scénette expliquant les causes et éléments qui ont permis d’aboutir à ces situations. Les deux groupes disposent de 30 minutes pour finaliser leur scénarii.

Présentation des scénarii/scénettes en commençant par le scénario négatif. Les points soulevés par ce scénario doivent être vus comme des points de vigilance.

Points de vigilance relevés par les deux équipes:

  • Absence de communication de la bibliothèque sur leur offre de services, 
  • Absence de communication de la bibliothèque sur les ressources disponibles
  • Communication noyée au milieu des autres infos
  • N’a pas su se rendre indispensable
  • N’assurait pas de mission de conseil auprès des étudiants
  • Local excentré => manque de visibilité
  • Horaires aléatoires qui ne correspondent pas aux besoins
  • Lieu ne donne pas envie
  • Prêts de ebook trop compliqués

Ce qui peut nous faire gagner:

  • Développement du lieu en 4e lieu
  • Développement des services
  • L’équipe est multi-profil : mutation vers de l’accompagnement, du web design, de l’animation de communautés d’apprentissage
  • Échanges entre faculté/programme et bibliothèque

Le rôle des bibliothèques dans la réussite étudiante / par Sophie Kennel
Directrice de l’IDIP – Université de Strasbourg

Comment les bibliothèques contribuent à la réussite des étudiants 

contexte et constats :

  • 32% des 1ères années réussissent leur année
  • les étudiants ne sont pas tous destinés à l’enseignement supérieur ; important de les accompagner
  • quels facteurs de réussite ? celui qui réussit , c’est celui qui maîtrise l’information, qui est autonome

Quels sont les freins ?

  • La compétence des étudiants à l’entrée de l’enseignement supérieur est faible 
  • pratiques numériques académiques faibles
  • sentiment d’autoefficacité , 
  • on veut satisfaire leurs besoins, mais pas leurs besoins ; les attentes des étudiants sont assez classiques

4 rôles des bibliothèques qui contribuent à la réussite des étudiants
=> espaces ; Conditions d’études • Équipement • Capacité d’attention • Travail collaboratif

=> ressources : Culture scientifique • Ressources pédagogiques
=> formation : Compétences transversales • Formateurs
=> accompagnement : Intégration sociale • Aide aux études

Collaboration avec les enseignants est assez pauvre


Bibliothèques et Pédagogie : exemples d’initiatives
Table ronde animée par Sandra Dupouy

Projet « K-center Academy” –  Déborah Potelle, Responsable K-Center SKEMA
=> parcours étudiant en ligne

https://view.genial.ly/6059e7d90c1f680d7b2ef143

constat :

  • offre K-center pas assez lisible, ni visible
  • offre des outils/ressources  n’est pas assez valorisée et comprises par les étudiants
  • la faculté / les programmes ne font pas le relais auprès des étudiants
    => les interventions du K-center sont “noyées”dans un flot d’interventions d’autres services ; Les étudiant ne font pas le lien avec leur besoins futur

Projet :

  • Répondre dans un premier temps aux besoin communs des différents programmes
  • Permettre les évaluations en ligne, l’auto-évaluation 
  • Permettre aux étudiants de suivre de manière asynchrone aux moment où il en ont besoin 
  • Permettre aux enseignants d‘intégrer un module dans leur propre espace de cours en ligne

⇒  développement d’ un parcours de formation  « compétences informationnelles et digitales » , mettant en synergie les expertises des membres de l’équipe avec les besoins de la Faculté et des programmes.

⇒ 4 modules pouvant être suivis indépendamment les uns des autres. Le suivi des 4 modules ne doit pas dépasser 1h30

  1. accès à l’information
  2. chercher et valider 
  3. ethique de l’information
  4. digital learning (outils, moodle)

outil : Articulate storyline , parcours sur Moodle
Pour le lancement => lots pour les étudiants qui ont suivi le parcours
Bilan : mitigé, démarrage difficile car pas portés par les programmes


Mise en place d’un pôle formation – Damien Laplanche, adjoint responsable du département des services aux publics à l’université de Strasbourg

Mise en place d’un pôle de formation

La mise en place du pôle Formation intervient dans un contexte de fusion des bilbliothèques universitaires. La question s’est posée de savoir comment former quelque 50 000 étudiants tout en maintenant une certaine qualité.

Une étude sur la GPEC a montré que la formation était stratégique pour les équipes. 

La démarche de formation s’effectuait était menée cursus par cursus, professionnel par professionnel. Il y avait une zone grise des étudiants qu’on ne  touchait pas. 

Les services aux publics de l’université de Strasbourg ont participé au group de travail régional sur la formation, mené notamment par l’IDIP.

Méthodologie de la réorganisation:

Cette réorganisation est intervenue dans le cadre d’une réorganisation totale des services des BU.

La méthode de travail a consisté à faire une représentation graphique des acteurs et des flux sur un panneau en liège en tenant compte de la taille des programmes. Cela a permis de mettre en évidence les “trous dans la raquettes” et les concentrations de formation d’autre part.

La stratégie adoptée était un peu militaire…

L’activité de formation croît sans qu’il y ait besoin de communication. Les étudiants sont invités à évaluer les formations directement à l’issue de la session de formation.

Concernant la montée en compétence des formateurs, D. Laplanche a misé sur la montée en compétences des bibliothécaires plutôt que sur l’embauche d’un ingénieur pédagogique. Il a participé à la mise en place du système de labelisation des bibliothècaires-formateurs développé avec l’IDIP.

La formation fait partie de la fiche de poste et aujourd’hui, ⅓ des formations sont assurées par des documentalistes de catégorie C.